Le magazine America : l’histoire d’une communication digitale réussie

Le magazine America : l’histoire d’une communication digitale réussie

Loïse Barbé

Community Manager et Photographe à Brest et aux alentours (Finistère)

AMERICA, le vrai goût de l’Amérique

I have a dream that one day I meet François Busnel….

Or … d’avoir un jour la même stratégie de contenu et la même communication digitale réussie que le magazine America si je lance un magazine.

Le décryptage d’une réussite et d’une communication digitale gagnante.

Comment ont-ils fait pour se développer sur les réseaux sociaux et pour faire connaître leur magazine?

Je vous explique tout sur leur stratégie digitale qui a contribué à l’élargissement de leur notoriété avec un plan de communication efficace.

1. Une ligne éditoriale est bien pensée et bâtie, la clef d’un webmarketing efficace

– extraits de passages du magazine, explication des passages
– Focus sur certains écrivains avec leurs interviews, leurs citations, ce qu’ils ont dit. En texte ou en vidéo.
– Ils rebondissent sur l’actualité des USA et sur son histoire.
– Photos que les fans envoient avec leur magazine
– Ils utilisent les marronniers (fête des pères… )

Dans mon livre blanc « Le Guide d’une ligne éditoriale réussie et créative », sortie à venir. Je conseille de surprendre les fans ou abonnés.

Le community manager du magazine AMERICA, le fait très bien.

Un exemple de publication qui surprend et qui fonctionne très bien : lorsque François Busnel vient livrer le magazine America à l’écrivain Jim Fergus. C’est dans le fin fond de l’Arizona dans sa caravane Airstream en aluminium argenté des années 30. Type de l’idée qu’on se fait des USA.

Autre exemple de bonne idée : A J-10 avant la sortie du prochain magazine, il fait le parallèle en mettant la photo du 10 ième numéro à venir.

ou encore  pour l’anniversaire de Donald Trump, il poste une vidéo de Maryline Monroe “happy birthday Mr President”

c’est juste très bien trouvé.

2. Le magazine en lui même et son contenu

La réussite réside  dans le graphisme.

– Unité graphique. Coloré.
– Style pop, années 50 ou 30 et moderne à la fois.
– Carte des USA sur le flanc et palette de couleur si on achète tous les numéros.

et bien sûr son contenu :

Interviews, extrait de romans, de nouvelles, point de vue d’écrivains américain, décryptage de littéraires français sur l’Amérique, focus sur des séries… Des points de vue différents. Le magazine est thématique. (indien, afro-américain, femmes…)

3. Les Effets “levier” des pages Facebook et Instagram

– Une stratégie publicitaire et des campagnes sponsorisées Facebook & Instagram performants et bien pensées.
– Teasing avant chaque nouveau magazine.
– Des jeux concours.
– Des posts qui surprennent et génèrent de l’engagement

– Une stratégie de contenu et un brand content attirant et multicanal

Tout cela a permis de créer une vraie communauté de fans et d’abonnés.

Ça marche car :

  • Ils se sont appuyés sur la notoriété de François Busnel et sur des sujets qu’il aborde dans son émission “La Grande Librairie”. Mais tout cela avec parcimonie.
  • F. Busnel sur ses pages Instragram rebondit par moment sur l’actualité du magazine. Effet ping pong.
  • C’est l’Amérique comme on ne l’a jamais vu. Ni aucun pays non plus.
  • Un bon copywriting sur les réseaux sociaux – le contraire serait dommage, étant donné qu’il s’agit d’un magazine littéraire –
  • C’est limité dans le temps, les magazines seront édités jusqu’en Automne 2020 et c’est un trimestriel : effet”rareté”
  • L’esthétisme et le graphisme du magazine parfaitement réussi et qui plait.
  • l’Amérique plait toujours autant aux français et suscite toujours de l’intérêt. Elle fascine autant qu’elle dégoute ou fait peur.

Pourquoi ce magazine est important :

C’est important de comprendre l’Amérique actuelle et son histoire :

Tout part de l’Amérique.
Si on a des chaînes de magasins, c’est grâce à eux. Ils sont aussi à la base de tout notre marketing actuel.
Le populisme. Ah oui, il n’y a pas que des bonnes choses. Mais ce n’est pas que Américain, beaucoup de pays sont touchés.
Ils sont avant-gardistes dans bien des domaines  peu importe ce qu’on pense d’eux.
Au niveau du business, du marketing, les chaînes de magasins, des tendances, du management, des zones commerciales et des grandes surfaces, des centres villes dépeuplés.
Ce qu’il s’y passe actuellement, dans 10 ans on aura des aspects de leur culture qui viendront à nous.
Je vois maintenant en France ce que je voyais il y a 20 ans quand j’y étais et cela qui m’étonnait à l’époque.
C’est important de décrypter ce qu’il se passe là-bas car certaines choses arriveront chez nous.

Conclusion :

Je n’ai pas fait cet article parce que mon frère habite aux USA, ni parce que je suis obnubilée par les Etats-Unis. Ni parce que j’adore la Grande Librairie et qu’un de mes rêves est d’assister à cette émission. Mais parce que j’adore les écrivains américains anglo saxons, je les trouve si proche de nous. Ils ont aussi un regard lucide voire extralucide sur ce qu’il se passe dans leur pays.

Je ne suis pas fascinée par le mythe Américain. Il y a aussi plein d’aspects qui ne me plaisent pas (précarité, inégalité, coût de l’enseignement, no limit au business, c’est bien mais too much parfois.…)

Par contre, il y a des aspects sur leur façon de voir l’homme et la vie qui me correspondent :
– Tout est possible
– Ils croient en l’homme et tout est possible pour chacun pas seulement pour ceux qui ont fait des études ou pour l’élite.
– Ils se projettent sur l’avenir et ne vivent pas dans le passé comme nous.
– Il y a très peu de hiérarchie dans le travail.
– Le changement se fait rapidement. En France on refuse systématiquement le changement et on passe notre temps à l’empêcher.
– Le travail est symbole de liberté et d’émancipation et non pas d’aliénation

Il y a plusieurs points communs entre la France et les USA :

– cette espèce de  nombrilisme
– On se croit les plus forts, on ne regarde donc pas ailleurs

voilà, c’était ma vision du magazine America et de mon Amérique à moi.