Mon tour des îles bretonnes a commencé en fanfare

Mon tour des îles bretonnes a commencé en fanfare

Loïse Barbé

Community Manager et Photographe à Brest et aux alentours (Finistère)

👉Le travail n’est plus ce que l’on croit, nous sommes à l’aire du Digital Nomade

Bonjour à tous les chroniqueurs et les chroniqueuses,


Voilà,  j’ai commencé mon tour des îles bretonnes. C”était le week-end dernier et cela m’a fait un bien fou. Je me suis sentie revivre. Cela m’a reboosté pour la semaine. Un plein d’iode et des images de paysage de Bretagne plein la tête ! J’ai déjà remarqué que cela avait un impact immédiat sur mon travail.

Les moments que j’ai préférés ? Les deux heures de pique nique face à la mer avec dégustation d’huîtres et papotage, le tour quasi complet de l’île avec mon amie Anne.

Quel enseignement  en ai-je retiré de ce tour ?

  • Mais … pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ? : évidemment avec le covid, ce n’était pas évident
  • La prochaine fois : être encore plus dans l’instant présent.
  • Sortir de la routine, n’est finalement pas si compliqué.
  • Lorsqu’on a été frustré et confiné pendant un bon moment, l’avantage est que l’on profite mieux de la vie par la suite. Logiquement.

Début 2020, j’avais annoncé à tout le monde que j’allais faire le tour des îles bretonnes. J’avais même offert à Noël 2019 “des bons cadeaux ” pour venir me voir. Mon calendrier 2020 du community manager, parlait déjà de ce tour des îles bretonnes. J’anticipe toujours les choses mais parfois un peu trop. La preuve.

Mais, à ce moment-là :

1. Je n’avais pas le budget pour un tour des îles bretonnes, car c’était restriction budgétaire complète et je vivais avec le minimum, je dépensais juste pour la nourriture. J’ai un conjoint, mais à aucun moment, je lui ai demandé quoi que ce soit. Avec le recul, ça ne m’a pas fait de mal, cela m’a permis de revenir à l’essentiel même si ce n’était pas évident, par moment. Je sais que j’en suis capable, car jeune, j’avais très peu d’argent.
2. Le covid et le confinement sont passés par là et ont arrêté toutes mes belles idées de projet de tour du monde des îles bretonnes.

En plus, ce n’est pas le projet de mon mari et il est très routinier. Je ne savais pas s’il allait être d’accord. J’hésitais aussi par rapport à certains clients car je ne savais pas s’ils verraient cela d’un bon œil. Pour beaucoup de gens travailler à distance n’est pas vraiment travailler surtout si c’est dans un lieu qui représente les week-ends ou les vacances.

Bref, j’ai remis ce projet en route cette année et j’ai commencé mon périple par l’île de Batz, le week-end dernier accompagnée par une amie qui aime la marche, les huîtres et l’aventure.

L’idée est d’y aller pour me détendre, marcher, profiter du grand air – enfin profiter de la vie, je dirai – et pour y travailler en mode digital nomade si j’y reste plus d’une journée et si cela dépasse le week-end. Et peut-être d’interviewer des personnes, je verrai.

Être digital nomade, ce n’est pas encore rentré dans les mœurs. Cela dépend aussi des générations. Tous ceux qui travaillent dans le numérique savent que c’est possible, les autres, non. Ou de loin.

Le reste de la population a une vision classique du travail. Le numérique permet cette métamorphose et le rend plus plaisant et intéressant parce qu’on se détache des tâches du quotidien en enrichissant son travail.

Je vois bien autour de moi lorsque je dis que je vais faire le tour des îles bretonnes, les gens ne pensent pas du tout que c’est pour y travailler.

Ah bon, tu vas y travailler ? Comment cela peut être possible ? Tu rigoles, non ? Moi, le travail, c’est pour trimer !

Disons que j’ai une vision du travail à l’anglo-saxonne. Le travail contribue à mon développement personnel, à la réalisation de soi et je dois apprendre en continu.

Comment mon périple va se dérouler ?

J’alternerai des séjours courts et des séjours plus longs sur une année ou plus pour optimiser mon budget serré et les rendre compatible avec ma vie de famille.

Lorsque j’étais plus jeune, j’ai beaucoup voyagé aux USA, notamment, avec le minimum de moyens, je me dis donc que c’est possible.

L’île de Batz m’a coûté :

  • 9 euros, le prix de l’aller-retour par la navette
  • Le prix du pique-nique : 20 euros avec les huîtres. C’est mon amie Anne de Toulouse qui m’a suggéré cette très bonne idée !
  • Le voyage en essence Brest – Roscoff

J’en étais à un stade où :

La routine était énormément pesante pour moi.  Comme tous les créatifs, j’ai besoin d’une stimulation et de projets sinon je “freak out” comme disent les anglo-saxons.

Je bosse 5 jours et demi à 6 jours par semaine chez moi, j’ai un grand besoin d’ailleurs.

Je ressens vraiment le désir d’avoir plus de projets et de vivre des moments intéressants et de retrouver une raison de vivre.

J’ai aussi besoin de stimuler à nouveau ma créativité et de me connecter plus à la nature.

Ayant des enfants, même s’ils sont grands, je me dois de les accompagner au quotidien et de les soutenir pour qu’ils continuent à être motivés scolairement.  Mon fils est en prépa scientifique et ma fille a du mal à se motiver depuis le premier confinement. Je me devais de choisir un projet compatible avec la vie familiale et les desiderata de tout le monde.

Ma prochaine destination ? Ouessant ou peut-être Molène. Je n’y suis jamais allée alors que cela fait quatre ans que j’habite à Brest. J’espère y séjourner une semaine.

A très bientôt pour de nouvelles aventures de Digital Nomade en vadrouille dans des îles paradisiaques, les îles bretonnes.